« Le contenu est une bête velue et susceptible. Il faut chercher, passer au crible, créer, sélectionner, corriger, programmer et tout cela avant même de commencer à penser à la publication ». Kristina Halvorson, PDG de Brain Traffic.


Ca pourrait commencer comme un sktech des Inconnus dans les années 80 : comment différencier un bon contenu d’un mauvais contenu web. Le taux d’alcoolémie en moins. Mais avant de définir notre chasse à la galinette cendrée à nous, il est d’abord important de situer ce qu’EST un contenu : est défini comme contenu « tout ce qui véhicule de l’information porteuse de sens pour l’être humain » (notez cependant que les galinettes cendrées surfent rarement sur le web, même de nos jours).

Une fois cette précision faite, un bon contenu, c’est un contenu adéquat, utile, orienté utilisateur, clair, cohérent, concis et entretenu.  Comme j’imagine que vous n’aviez pas dans l’idée de publier des choses imbitables à des fréquences irrationnelles (une fois par heure à une fois par an), ça ou rien, c’est presque pareil. Etayons un peu, alors.

Un contenu web adéquat ?

C’est un contenu d’abord adapté à son lecteur : de l’information qui l’aide à accomplir ses objectifs. Cela sous-entend de bien connaître sa ou ses cibles, autant en terme de contexte et de besoins, qu’en termes plus comportementalistes : que font-ils ? Qu’éprouvent-ils ? De quoi sont-ils capables ? Des concepts que l’on croisera plus fréquemment dans les secteurs BTC que BTB.
Un contenu adéquat, c’est aussi un contenu adapté à votre activité : qui vous aide à accomplir vos objectifs commerciaux de façon durable (comme dirait Erin Kissane : « sans faire faillite, sans compromettre sa qualité et sans pousser vos employés à la dépression »).

Un contenu web utile ?

C’est un contenu qui  va davantage mettre en avant ce  en quoi votre entreprise, ses produits ou ses services va simplifier la vie de votre lecteur, plutôt qu’un simple :  « Achetez chez moi, c’est bien ». Sauf si votre charte éditoriale est résolument ancrée dans le second degré. En bref, toujours  orienter votre discours en faveur de ce que vous pouvez apporter comme plus à vos lecteurs, clients ou cibles en général.

Un contenu web clair ?

Ne pas complexifier pour le simple plaisir de s’écouter parler (ou plutôt de se lire écrire généralement) ? On a bien compris que le problème ne se résume pas simplement à éviter un langage proustien. Il s’agit davantage d’avoir le recul nécessaire à parler le même langage que vos cibles / lecteurs : à trop avoir la tête dans le guidon on finit par avoir du mal à expliquer vraiment le pourquoi de l’information qu’on veut véhiculer.  Parfois, s’adresser à un rédacteur externe à l’entreprise peut se révéler nécessaire.

Un contenu web cohérent ?

Sauf à avoir plusieurs cibles qui naviguent dans des sphères relativement isolées ou indépendantes de votre site, il est préférable d’adopter une charte éditoriale définissant le ton employé, le type de contenus et la façon de traiter les commentaires éventuels (réponse, délai…). Au même titre que l’entreprise qui a une charte graphique grise et noire ne va pas du jour au lendemain sortir des affiches vert anis et aubergine, celle qui a l’habitude d’avoir un ton plutôt strict ne va pas tenter le second degré ou les blagues douteuses. D’ailleurs, il vaut mieux toujours les éviter.

Un contenu Web concis ?

D’abord, plus il y en a, moins on trouve ce qu’on cherche. Ensuite, les ressources étant limitées, autant les cadrer sur de contenu utile, plutôt qu’imposer un stakhanovisme inutile. Enfin, publier, c’est aussi choisir : on ne publie pas tout ce qu’on veut, mais tout ce dont les utilisateurs ont besoin.  Toute la question, ensuite, sera de savoir QUEL est ce contenu dont vos cibles ont besoin. Je vous renvoie à la connaissance de vos cibles au point n°1. Mais je prévois aussi un chapitre à part entière sur la question.

Enfin, un contenu web entretenu !

Le blog est monté, la partie News de votre site est activée, les fiches produits sont dans le tube. Oui, au début, tout le monde est partant, le projet mobilise les foules et chacun y va de sa prose selon un calendrier plus ou moins pérenne. Mais le temps passe et les priorités de chacun reprennent le dessus. C’est ainsi qu’avoir un calendrier éditorial est essentiel. Si un possible un rédacteur en chef à la limite du pitbull aussi. Sinon c’est le risque de voir la dernière news dater de six mois, et ça, c’est du mauvais contenu.
Bref, vous l’aurez compris, publier des contenus web n’est pas qu’une question de temps, c’est aussi une question de choix et de compétences rédactionnelles. Si vous ne voulez pas revenir « brocouille », externaliser cette activité peut être une solution intéressante.

Categories: Stratégies Web 2.0

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