Concept inconnu des réfractaires aux réseaux sociaux (et pour cause) comme à la plupart des acteurs, volontaires ou non, du numérique, le Klout est l’objet de toutes les attentions chez les grands amateurs, à défaut de professionnels, du web 2.0.

C’est quoi, le Klout ?

Le Klout est une note qu mesure la performance numérique sur les réseaux sociaux en général : Facebook, LinkedIn, Four Square, Flickr, Twitter, blogs personnels… Plus la note est élevée, plus vous êtes (censés être) influents.

A la base, le Klout est donc un savant algorithme qui vient compiler le nombre de vos contacts sur Facebook, le nombre de gens qui vous suivent sur Twitter, le nombre de vos statuts, posts et autres parutions ou participations sans parler du nombre de fois où vous êtes cités. De cette bouillasse naît un score : le Klout. A la base.

Klout : à la recherche de la note perdue

En septembre 2011, plus de 100 millions de profils Klout avaient été ouverts : c’est dire à quel point  nous avons besoin, personnellement ou professionnellement, de nous comparer, de nous rassurer sur nos performances numériques, comme une version virtuelle de «  La mienne est plus grosse que la tienne ».

Mais attention à l’addiction : dans la mesure où le Klout ne supporte pas bien une absence prolongée du monde numérique, je ne saurais que trop vous conseiller d’éviter de vous faire opérer de l’appendicite ou avoir un accident grave qui vous clouerait dans un environnement peu propice au partage numérique. Encore que certains sont capables de Twitter, au mépris de leur sécurité, dans les pires situations.

Klout : confiance ou addiction ?

Si pour les professionnels de la communication et des stratégies web 2.0 il y a plutôt intérêt à avoir un Klout élevé pour montrer ses compétences numériques  (un peu comme un coiffeur qui éviterait les mèches orange), pour les particuliers, l’affaire est plus complexe. Pourrait-il en effet s’agir du reflet d’une société qui, tout ou partie, participe à cette course au nombre d’amis sur Facebook comme si la quantité d’amis était représentative de la valeur de quelqu’un (sans même parler de la définition universelle de ladite valeur) ?

Comme si, au-delà de montrer notre performance numérique, le Klout devenait simplement, selon notre perception, l’indicateur de notre valeur personnelle.

Je m’engouffre dans une brèche que j’imagine déjà béante mais ne peut m’empêcher de me poser cette question, puisque plutôt moi-même addict à ce score et aux performances numériques de mes blogs.

J’en parlerai à ma psy la prochaine fois…

Mais que ceux qui ont un avis sur la question m’en fasse part !

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