Ma nouvelle colloc : oui-oui et la voiture jaune
Déjà, ouf, je ne l’ai pas croisée dans la journée en la snobant. C’est toujours ça de pris. Elle est rentrée vers 22h00 après avoir passé la journée au Met. Enfin, quand je dis la journée, vu qu’elle était toujours couchée quand je suis partie hier, vers 9.30, c’est peut-être un peu exagéré. Cela dit, comme c’est nocturne au Met le vendredi et le samedi, on doit arriver au même résultat. Bref, ces considérations sans intérêt mis à part, ça m’a permis de papoter un peu avec elle. En fait elle est plus ou moins américaine bien que d’origine chinoise et elle bosse au Grand Canyon, là où ils ont visiblement construit un pont de verre il y a trois ans. Elle m’a demandé comment c’était l’Europe. Et je me suis un peu sentie comme un africain qui explique à son interlocuteur que l’Europe, comme l’Afrique, ça ne veut pas dire grand chose à part une entité géographique (et un traité, mais je ne suis pas allée jusque là). Et qu’il y avait autant de gens différents que de pays. Et que non on on était pas plus « relax » en Europe. Et que le mieux, c’était qu’elle aille sur place, parce que résumer l’Europe en deux phrases, ça n’a pas de sens.
Au-delà de ce côté typiquement américain un peu restreint dans ses connaissances outre-atlantiques, elle était sympa et on s’est fait une séance photos. Avec mon tshirt falke à manches longues jaune et gris sous ma chemise de nuit indienne rose pétard, j’étais jolie sur les photos, tiens…
Newark, Newark
La bonne nouvelle du matin ? L’hôtel propose une navette à 20$ pour Newark. Notez que je m’en serais souciée plus tôt, j’aurais sûrement pu faire tout un tas de trucs ce matin. Comme aller voir la 3ème cathédrale au monde, 5 blocs plus haut. Comme aller faire dernier footing à Central Parc. Comme redescendre Broadway comme dans Macadam Cowboy. Mais ça, c’était avant que je sorte chercher mon petit déj au nouveau Deli que j’avais repéré hier. Avant que je me rende compte qu’il ne faisait pas si froid ce matin et que j’aurais pu aller courir. Avant que je m’aperçoive qu’au Deli en question, la salade de fruits est moins chère (enfin, on parle de 30c) mais surtout, il y a des yaourts. C’était avant. Alors je pourrais passer la journée à regretter tout ce que je n’ai pas fait ce matin, mais je vais plutôt me réjouir du fait qu’un taxi passe me prendre au pied de l’AJ et m’amène à l’aéroport pour moins cher que si j’avais pris le taxi jusqu’à Port Authority puis le bus jusqu’à Newark.
Du coup, histoire de revenir à des concepts européens, je me suis fait un muesli fruit & yoghurt.
Pour l’info du jour, il n’y avait rien de drôle sur CNN. Ni de tarte. Non, « Tarte » ici, c’est une marque de cosmétiques. Quand on connaît le nombre de francophones à NY, ça la fout mal, non ?
Le chauffeur de taxi le moins sympa du monde m’a donc emmenée moi et trois autres filles, à l’aéroport auquel je suis arrivée vers 12.30, pour un vol à 14.50. « Chuis laaaaarge ».
Duty Free ? DTC !
Le souci quand on fait un pit-stop à Charlotte (ou n’importe quel autre aéroport de bouseux dans le monde), c’est que le Duty Free se résume à deux boutiques : une de parfum (et je n’ai pas dit « cosmétiques » et une d’alcools et cigarettes. Fond de teint ? Ray Ban ? Montres ? What else ? Sois pauvre et tais-toi. Et la connasse du Duty cigarettes qui te répond d’un air dédaigneux qu’elle ne vend pas de Philip Morris, comme si je lui avais demandé des paquets de Gitanes brunes sans filtre.
J’ai donc remisé mes envies de Clinique et autres Revlon, car il n’est évidemment plus question que je donne un centime à l’Oréal depuis que je sais leurs produits moins chers aux US – ça peut paraître idiot et je sais surtout que ça ne va pas être simple vue l’ampleur tentaculaire du groupe, mais s’il y a bien une corde sur laquelle il faut pas tirer chez moi c’est celle du « je te prends pour un con » : les US, c’est pas l’Inde.
Du coup, Burger King sur ton passage + Duty Free quasi inexistant = Whopper with bacon & cheese, pour oublier. Bizarrement, je ne lui trouve plus ce petit goût que j’aimais tant par rapport à Mc Do. C’est peut-être parce que je ne vais plus chez Mc Do depuis qu’un certain David G. a fait une expérience effrayante avec un Big Mac laissé rassir dans sa cuisine (pour ceux qui n’ont pas l’info : plus d’un mois sans moisir ni même virer, frites incluses, juste le tout rassi).
