Dimanche 20.11 – J’ai vu NY, NY USA…

Posted: 21st novembre 2011 by olivia in Non classé

Ma nouvelle colloc : oui-oui et la voiture jaune

Déjà, ouf, je ne l’ai pas croisée dans la journée en la snobant. C’est toujours ça de pris. Elle est rentrée vers 22h00 après avoir passé la journée au Met. Enfin, quand je dis la journée, vu qu’elle était toujours couchée quand je suis partie hier, vers 9.30, c’est peut-être un peu exagéré. Cela dit, comme c’est nocturne au Met le vendredi et le samedi, on doit arriver au même résultat. Bref, ces considérations sans intérêt mis à part, ça m’a permis de papoter un peu avec elle. En fait elle est plus ou moins américaine bien que d’origine chinoise et elle bosse au Grand Canyon, là où ils ont visiblement construit un pont de verre il y a trois ans. Elle m’a demandé comment c’était l’Europe. Et je me suis un peu sentie comme un africain qui explique à son interlocuteur que l’Europe, comme l’Afrique, ça ne veut pas dire grand chose à part une entité géographique (et un traité, mais je ne suis pas allée jusque là). Et qu’il y avait autant de gens différents que de pays. Et que non on on était pas plus « relax » en Europe. Et que le mieux, c’était qu’elle aille sur place, parce que résumer l’Europe en deux phrases, ça n’a pas de sens.

Au-delà de ce côté typiquement américain un peu restreint dans ses connaissances outre-atlantiques, elle était sympa et on s’est fait une séance photos. Avec mon tshirt falke à manches longues jaune et gris sous ma chemise de nuit indienne rose pétard, j’étais jolie sur les photos, tiens…

Newark, Newark

La bonne nouvelle du matin ? L’hôtel propose une navette à 20$ pour Newark. Notez que je m’en serais souciée plus tôt, j’aurais sûrement pu faire tout un tas de trucs ce matin. Comme aller voir la 3ème cathédrale au monde, 5 blocs plus haut. Comme aller faire dernier footing à Central Parc. Comme redescendre Broadway comme dans Macadam Cowboy. Mais ça, c’était avant que je sorte chercher mon petit déj au nouveau Deli que j’avais repéré hier. Avant que je me rende compte qu’il ne faisait pas si froid ce matin et que j’aurais pu aller courir. Avant que je m’aperçoive qu’au Deli en question, la salade de fruits est moins chère (enfin, on parle de 30c) mais surtout, il y a des yaourts. C’était avant. Alors je pourrais passer la journée à regretter tout ce que je n’ai pas fait ce matin, mais je vais plutôt me réjouir du fait qu’un taxi passe me prendre au pied de l’AJ et m’amène à l’aéroport pour moins cher que si j’avais pris le taxi jusqu’à Port Authority puis le bus jusqu’à Newark.

Du coup, histoire de revenir à des concepts européens, je me suis fait un muesli fruit & yoghurt.

Pour l’info du jour, il n’y avait rien de drôle sur CNN. Ni de tarte. Non, « Tarte » ici, c’est une marque de cosmétiques. Quand on connaît le nombre de francophones à NY, ça la fout mal, non ?

Le chauffeur de taxi le moins sympa du monde m’a donc emmenée moi et trois autres filles, à l’aéroport auquel je suis arrivée vers 12.30, pour un vol à 14.50. «  Chuis laaaaarge ».

Duty Free ? DTC !

Le souci quand on fait un pit-stop à Charlotte (ou n’importe quel autre aéroport de bouseux dans le monde), c’est que le Duty Free se résume à deux boutiques : une de parfum (et je n’ai pas dit « cosmétiques » et une d’alcools et cigarettes. Fond de teint ? Ray Ban ? Montres ? What else ? Sois pauvre et tais-toi. Et la connasse du Duty cigarettes qui te répond d’un air dédaigneux qu’elle ne vend pas de Philip Morris, comme si je lui avais demandé des paquets de Gitanes brunes sans filtre.

J’ai donc remisé mes envies de Clinique et autres Revlon, car il n’est évidemment plus question que je donne un centime à l’Oréal depuis que je sais leurs produits moins chers aux US – ça peut paraître idiot et je sais surtout que ça ne va pas être simple vue l’ampleur tentaculaire du groupe, mais s’il y a bien une corde sur laquelle il faut pas tirer chez moi c’est celle du « je te prends pour un con » : les US, c’est pas l’Inde.

Du coup, Burger King sur ton passage + Duty Free quasi inexistant = Whopper with bacon & cheese, pour oublier. Bizarrement, je ne lui trouve plus ce petit goût que j’aimais tant par rapport à Mc Do. C’est peut-être parce que je ne vais plus chez Mc Do depuis qu’un certain David G. a fait une expérience effrayante avec un Big Mac laissé rassir dans sa cuisine (pour ceux qui n’ont pas l’info : plus d’un mois sans moisir ni même virer, frites incluses, juste le tout rassi).

 

Trois missions m’attendaient aujourd’hui : trouver un TRX pour Nanou, aller voir Caro à son atelier d’artiste et faire un tour à Cloisters au Nord de Harlem.

Union Square : mangez des pommes.

Retourner chez Paragon (là où j’ai acheté mes rutilantes nouvelles Adidas) m’aura permis de découvrir deux choses : 1/ le marché bio de Union Squae le samedi matin qui permet de goûter des scones aux canneberges et des carrot cakes au ginger 2/ les TRX ne sont a priori en vente que sur internet. C’est quoi un TRX ? Deux sangles et 4 attaches pour se muscler. Avantage ? Ca s’emmène partout ? Inconvénient ? C’est pas donné. Pour ce qui est du marché bio, si tu veux des pommes, des citrouilles et de la fourrure de mouton ou de chèvre, c’est super. Si tu cherches du fenouil ou des poivrons, c’est pas gagné.

Shopping encore, shopping de trop.

Comme Caro habitait tout à côté vers NY University, j’ai traîné dans le quartier notamment chez Duane Reade, pour changer, juste au cas où entre hier soir et ce matin ils auraient eu des nouvelles couleurs de vernis OPI, ce qui évidemment n’était pas le cas, mais j’ai fait une provision de cosmétiques puisque tout est moins cher ici et ce n’est pas une question de taux de change. J’ai aussi tenté le magasin Brooklyn Industries, dont j’étais censée arpenter l’outlet le premier jour de mon passage là-bas. Et ici comme à Paris, il y a des jours où il vaut mieux rester couché : définitivement j’ai passé l’âge de certaines fringues. Ou alors ma morphologie ne l’a jamais eue. On dit que l’américaine est grosse, mais celle-là, elle ne peut pas s’habiller à NY, c’est clair. D’autant que depuis 10 jours que je marche en ne faisant qu’un repas ½ par jour, j’ai un peu perdu du gras…

Atelier d’artiste à Washington Square

Caro, que je n’avais pas vue depuis 15 ans, loue un atelier chez une dame qui a un appartement complètement dingue du côté de Washington Square. C’est quoi un appart complètement dingue ? Un loft, mais meublé classique de facile 200m² avec une volière (pas une cage, une volière) à perruches. Et Caro qui loue la pièce à l’arrière, qui doit faire 100m² à peu près, avec un autre gars qui lui, habite là. Bon, faut aimer le bruit et les odeurs, comme dirait l’autre, mais l’espace est impressionnant. D’ailleurs son boulot aussi. Et je ne dis pas ça que pour faire plaisir. Comme quoi, les écoles de commerce, ça mène vraiment à tout. Tiens, ca faisait longtemps que j’avais pas vu des artistes !

On a papoté comme si de rien n’était et tout ça s’est terminé autour d’un dej chez un thai de la 8ème (8th St. Que je commence à connaître !).

The Cloisters : la blague de la donation

Vers 15.00 je me suis quand même un peu secouée pour aller voir The Cloisters, au fin fond de Harlem, limite Bronx en prenant un express qui m’a fait gagner au moins 30mn. C’est quoi donc the Cloisters ? Un cloître (sans blague !) qui abrite une collection d’art forcément religieux gracieusement offerte par M. Rockefeller à la ville de NY et dont la bâtisse est faite en pierres du sud est de la France : tu m’étonnes qu’en arrivant par le parc j’avais l’impression de randonner en Ardèche… Sauf qu’aucun moine n’a jamais vécu ici. Officiellement, l’entrée n’est pas payante mais une donation est recommandée et tu dois passer en caisse à l’arrivée. (Note pour le Routard : ce n’est plus $20 mais $25). C’est là que c’est drôle et subtil : officiellement, tu donnes bien ce que tu veux. Dans les faits quand tu présentes ta carte bleue, le mec te demande « 25$ ? ». Et honnêtement je ne me vois pas lui répondre : « ben non, plutôt 10, en fait ». Voire « Je veux bien entrer mais pas donner aux bonnes oeuvres. Parce que je suis une crevarde ». Surtout qu’elles ne sont même pas religieuses, les bonnes oeuvres.

C’est cher, l’art à NY, quand même. (J’ai gagné un concours de réflexions philosophiques contre JCVD, avec celle-là). Ca fait bien longtemps que je n’ai pas mis un pied à Paris, mais j’espère que les musées ne sont pas à 20 €. Sinon, j’attendrai la prochaine nuit blanche. Dans un an.

Epuisée, pour changer, je suis rentrée à l’AJ. Et c’est la que ça se corse : faire les bagages. Sortir du placard ce que j’ai ramené. Tout faire rentrer dans un sac. Bon, j’ai mélangé des trucs propres avec mes fringues de footing pour brouiller les pistes. A ceux à qui je ramène des jeans : merci de m’en excuser !! J’ai des Nike qui ne sont plus dans leur boite, autant parce que ca prend de la place que pour brouiller les pistes. Mais en taille 43, si j’ai une fouille, je doute que le douanier (quelque puisse être sa réputation) me croie quand je lui dirai que j’aime bien me déguiser en bozzo le clown avec des Nike à 125$. Non, en fait, ça va rentrer, mais ce qui m’inquiète c’est le poids. Du coup, j’ai remisé à plus tard à l’aéroport l’organisation définitive de la valise laquelle sera le résultat d’une savante équation à deux inconnues : poids total autorisé en soute et taille maximale du bagage accepté en cabine. C’est sérieux, les bagages. Surtout que les hôtesses au sol vont encore me demander si qqn que je ne connais pas a touché à ma valise ou m’a donné quelque chose.

Dernier dîner : un hamburger énorme mangé sans conviction (pas faim, mais y’a des choses qu’il ne faut pas rater ici) et retour à l’AJ pour un film.

Vendredi 18.11 – la journée du gratos !

Posted: 19th novembre 2011 by olivia in Non classé

Fous ta cagoule…
J’étais partie comme à mon habitude pour mon footing ,motivée par un clel plus bleu qu’une pub ultra brite quand, après avoir juste ouvert la porte de l’AJ, un ours blanc m’a collé une grosse claque. It’s a bit strong, tout de même.
Je suis donc remontée chercher mon sweater-doudou et suis partie d’abord à pieds puis en courant à central park : courir, c’était une question de survie.
Du coup, vent + reste de flotte d’hier par terre = je vais pas m’éterniser parce que je n’ai pas le bon équipement (oui je sais, les excuses c’est comme… : tout le monde en a). Pour votre information tout de même, en regardant les infos j’ai appris qu’il faisait 38°F et que donc on devait pas être très très loin de zéro.

Petit dej super réduit parce que hamburger en prévision à midi, j’ai filé avec une couche ‘uniqlo’ (sous pull chaud qu’on prononce ici uniclou), gants et capuche du sweater-doudou, direction Brooklyn : on m’a confirmé que le botanic garden était  vraiment top et en plus de mi novembre à février il est gratuit !!!
Photos, ballades dans le jardin japonais qui n’avait de zen que la vue (mais quelle vue) : pour la quiétude avec la tondeuse à pelouse, la rue et le chantier du bâtiment eco-responsable qui va ouvrir en 2011, on repassera.
Des serres avec des espèces du désert, des tropiques, des climats chaud et … la serre avec les espèces aquatiques où j’aurais bien voulu photographier les orchidées. Sauf que l’appareil photo a réagi comme un binoclard qui boit du thé trop chaud : voile de buée sur la lentille. Pour les orchidées, t’achèteras des cartes postales ou tu retourneras en thailande chérie…ah c’est prévu ?

Paie ta pizza chez Grimaldi’s

Oui, j’étais partie pour un burger, mais si la meilleure pizzeria de NY est à Brooklyn, autant s’adapter, non ? Du coup, je suis retournée sur mes pas de ma première journée ici et suis redescendue sur Old Fulton St pour trouver Grimaldi’s et la tonne de queue qu’il y avait devant. J’ai du attendre qqch comme une demi-heure, mais heureusement, un groupe de français attendait devant moi et j’ai taillé le bout de gras avec un des « vieux » du groupe. J’étais partie pour en ramener, de la pizza et au final, même pas peur, je lui ai mis sa dose. Elle était bonne, mais sans plus : les champignons rendaient de la flotte, signe qu’ils étaient congelés (merci Wilfried pour le tuyau). J’en connais du côté d’Etretat qui en font des bien meilleures…

De retour à NY j’ai appellé mon autre vieille connaissance sur place pour un rencard le lendemain à 12.00 dans son atelier et suis partie au MoMA puisqu’il est gratuit le vendredi à partir de 16h. Et alors qu’on aurait pu croire qu’on y entrerait comme on le souhaite : eh bien non , il faut prendre un ticket « gratuit » dehors, ce qui sous-entend de faire… la queue. Bon, même pas 5mn, certes, mais sur le principe, j’en avais un peu ma claque.

Le MoMA : tout et surtout n’importe quoi.

L’art moderne, c’est assez particulier et surtout très personnel comme perception. Comme tous les arts en général, allez-vous me dire, mais autant on peut dire d’un Delacroix qu’il est bien peint sans pour autant être fan de ce genre, autant, l’art moderne, c’est plus compliqué. Et pour certaines oeuvres, j’aurais vraiment aimé être le psy qui s’est occupé de l’artiste. Surtout pour ce qui est des sculptures ou, plutôt, pour certaines, des mises en scène, tellement mon vocabulaire est limité pour le décrire. Je compte bien sur Caro demain pour m’éclaircir un peu, mais j’avoue que certaines choses m’ont parues plutôt improbables. Je vous renvoie sur l’album facebook éponyme.

Pour rentrer, j’ai fait un truc de dingue : j’ai pris un taxi. J’aurais pu revenir en métro s’il n’y avait pas eu trois changements à faire depuis le MoMA. Cela dit, prendre un taxi à New York, c’est un sport : tous les faux taxis essaient de vous prendre au passage, tous les nouveaux pousse-pousse (vélo) aussi. Mais autant je suis pour l’écologie, autant à 1$ le bloc, ca m’aurait fait 50$ la course et qui plus est dans le froid glacial, alors que je n’aspirais qu’à une chose : mettre mon pyjama et pianoter devant un film avec mes chaussettes en pilou-pilou achetées chez Old Navy. Moins glam que le SkyRoom du Mariott hier soir, mais quand ça sent l’hiver comme ça, moi, je préfère les feux de cheminées et les chocolats chauds au Martini Dry. Sauf s’ils sont en compagnie de Daniel Craig.

Pour une fois, j’ai choisi le film. A bord du Darjeeling limited, plutôt qu’une saleté qui allait passer du genre 2 Fast 2 Furious ou Indepence Day… Et quelle est la musique de clôture aussi improbable que surprenante : Aux Champs Elysées de Joe Dassin, qui, à l’issue d’un road movie entre trois frères au fin fond de l’Inde, n’avait rien à faire là, convenez-en. Et de m’entendre chanter Aux Champs Elysées en plein NY, avec d’autres personnes de l’AJ qui reprenaient ce qu’ils connaissaient des notes du refrain. Au loin, la réception avait décidé de passer toutes les chansons de Depêche Mode, de new Order et des Smiths qui ont fait mon adolescence : c’aurait pu être parfait si un con d’italien n’avait décidé de faire chauffer son repas au micro-ondes et m’est avis que si on lui a vendu ça pour des nêms, ils devaient l’être à base de pieds sales plutôt que de porc. Ou des pieds de porcs sales qui auraient fait le marathon de NY dans des Converse ou des Bensimon et ne se seraient toujours pas lavés depuis. Peu probable aussi, mais au point où j’en étais, après le MoMA et Joe Dassin, je m’attendais à tout.

A tout, mais pas à ce que quelqu’un demande à passer Gremlins.

Jeudi 17.11 – Mollo dans les objectifs

Posted: 19th novembre 2011 by olivia in Non classé

D’abord trois news importantes entendues aux infos ce matin :

1/ Ashton Cusher et Demi Moore ne sont plus ensemble et visiblement « on » a su ça parce qu’ils se sont désabonnés de leurs profils Twitter. Progrès quand tu nous tiens…

2/ Ensuite, un gars a appelé 5 fois le 911 pour une urgence : son iPhone ne marchait plus. Connerie quand tu nous tiens.

3/ Enfin, délogez les indignés des parcs, ils reviendront au galop à Wall Street. En revanche depuis le temps que je sillonne la ville, je ne suis tjs pas tombée dessus.

La journée à 10.000 $

Hier, je me suis rappelée que j’étais en vacances et qu’il serait pas mal que j’y aille mollo… Je me suis donc fixée un objectif a priori atteignable : acheter un Levi’s 514 pour mon ami Wilfried. A priori, et vu qu’il y a une boutique de jean tous les dix mètres sur Manhattan (entre les deux, c’est invariablement un Deli, une boutique d’électronique et un Starbucks) cela ne devait pas être Mission Impossible. A priori. Mais Tom Cruise m’a rattrapée.

Après ma ration de fruits et un bagel à la cannelle, je suis donc partie voir la boutique que j’avais repérée « quelque part en bas de Broadway ». Alors note importante : si vous faites des repérages ici notez bien l’adresse exacte car ce qui vous paraît évident le premier jour ne l’est plus du tout après avoir sillonné la ville en long en large et en travers. Surtout en large, d’ailleurs, parce que les lignes de métro, à l’instar des TGV en France, vont du Nord au sud et inversement, mais pas du tout d’est en ouest : d’une rue (horizontale) à l’autre, c’est en métro. D’une avenue (verticale) à l’autre, c’est à pieds. Tout ça pour dire qu’entre mes premières idées et la distance parcourue le premier jour, j’ai quasiment refait le même chemin, si ce n’est que maintenant, je commence à vraiment me repérer. Une femme m’a encore demandé son chemin. J’envisage un panneau : « Don’t ask me your way, I’m a tourist ».

Bref. La difficulté n’était pas de trouver un jean, mais de le trouver à le moins cher possible… Et ça peut bien prendre une journée. Disons que de 9.30 à 16.00, j’appelle ça une bonne partie de la journée. La bonne nouvelle c’est qu’on trouve des vrais Levis super bien (pas ceux de 1987) à $29, ici…

Fin de l’après midi chez Nike pour Loulou (et passage devant Tiffany sur la 5ème – ouf, l’honneur est sauf) et retour à l’AJ pour me poser au moins 10mn, puisque le soir à 18h00, j’avais RV du côté de Times Square avec un ami pas vu depuis bien 15 ans, qui est ici depuis 1998 et qui organisait une soirée « voilàparis » spéciale francophones : mon premier rendez-vous social ici en dehors du lobby de l’AJ. Qui plus est au bar du Marriott, le SkyRoom, avec vue sur les buildings. Enorme. Trois verres de vin plus tard, je racontais un peu ma vie à Yvette, la copine de mon ami Cyril, très sympa, et rencontrais toutes sortes de profil : un musicien avec un visa de travail O1 pour « les personnes ayant des compétences exceptionnelles » (batteur et prof de musique entrent dans cette catégorie), une gonzesse de passage à NY avait décidé de quitter son Reims natal pour s’installer en Corse toute seule et où elle ne connaissait personne, une instit à l’école je ne sais quoi, la représentante locale de Ricard qui découvrait avec horreur comment certains restaurateurs dits français servaient les Ricard (sec et dans un verre à cognac), un gars de Mulhouse embauché dans un centre de recherche, un américaine d’origine chinoise consultante en immobilier…

Et au bar du Marriott, on sert quoi, à part du vin à $8 le verre (sale qui plus est) ? Des frites à l’huile de truffe. La grande classe, non ?

Mercredi 16.11 – Laisse les gondoles à Venise

Posted: 17th novembre 2011 by olivia in Non classé

Un cri dans la nuit

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé cette nuit, mais soit un gars s’est fait tuer en deux fois, il s’est fait arracher un doigt puis un autre. Ou une jambe puis l’autre. Bref, c’était qq étages plus haut dans l’AJ je pense et après le premier cri, j’ai eu un peu de mal à savoir quoi faire. Au deuxième, j’ai entendu ma nouvelle colloc bouger dans son lit et n’ai pu résister à lui demander si elle avait entendu. Comme je n’ai eu qu’un « oui » pour toute réponse, j’ai laissé pisser, mais ca s’est un peu ‘agité’ dans l’Aj, alors qu’il devait être entre 1h et 3h du matin (je n’ai pas allumé pour voir). Bref, j’espère qu’il est entier, le gars. Et si c’était un rêve je ne saurais que trop lui conseiller d’aller voir un psy…

Après ces émotions, je me suis levée quelque 5 h plus tard, pour essayer mon nouveau « caleçon » de course. Et j’ai fait deux tours de réservoir, toute contente d’avoir retrouvé un peu de mes jambes. Je dépassais toujours les vieilles qui marchaient. Je dépassais aussi les jeunes qui marchaient. Sauf que cette fois-ci, je me suis fait dépasser par les vieux qui courraient. Les boules. Du côté ouest de CP, il y a deux tours qui font étrangement penser à l’immeuble de Ghost Busters. Si je retourne à CP autrement qu’en courant, je prendrai des photos…

Il ne pleuvait pas pendant mon footing mais après oui. Donc, direction le Guggenheim.

Le Guggenheim ? Tout dans l’architecture, rien dans la peinture…

Ah oui c’est joli, c’est sûr, ces étages qui montent en colimaçon. Mais à 18$ l’entrée il pourrait y avoir un peu plus que 4 salles et 25 tableaux, dont 1 salle et 10 tableaux consacrés à la réalisation d’un peinture de Kandisky en particulier, et la plus moche en plus. Les 3 autres ? Une sur les impressionnistes Français, une sur le Pop Art avec 4 tableaux dont une fresque magnifique, certes, et une sur Kandisky période Bauhaus (et là, pour le coup, j’adore). Je n’étais déjà pas une grande fan de peinture, et ça m’a encore plus calmée. Sa seule chose vraiment intéressante dans l’histoire, c’était la mise en scène de Cattalan dans la partie centrale de la rotonde, avec ses pendus. Pas très fun certes mais chaque fois que je montais ou descendais autour, je découvrais toujours un truc nouveau y-compris un éléphant déguisé en fantôme. Non j’ai pas bu.

Après, direction Nike pour trouver les chaussures pour le fils de Loulou, puisque dans les autres magasins, ce n’est pas d’actualité. La pluie, ca ne s’arrangeait pas alors j’ai fait l’acquisition d’un splendide parapluie auprès d’un gars dans un corner. Et où se trouve Nike ? A côté d’IBM, entre la 5th et Madison. Ca valait bien une photo.

Enfin, j’ai vérifié l’équation : tombage de cordes sur le coin de la gueule + tombée de la nuit sur le bout du nez = manucure et pédicure à 20 $ le tout + pizza new yorkaise. Et retour à l’AJ, un starbucks et un cherry muffin à la main.

 

Mardi 15.11 – Une journée à Brooklyn. Ou presque.

Posted: 17th novembre 2011 by olivia in Non classé

Ce matin j’ai décide de prendre mon pdj à l’AJ : achat du bagel avec cream cheese et salade de fruits chez Broadway bagel en face et retour dans le lobby pour checker les mails et préparer la journée. Jusqu’ici tout va bien.
Ça m’a permis de partir super tôt, vers 9.20, sans oublier ma carte de métro, en achetant la bouteille d’eau au Deli en bas et chaussée de mes baskets rutilantes (si ce n’est qu’il risque de pleuvoir). Les baskets pour marcher ? Moi vivante en France, JAMAIS . Mais ici, je ne me sens pas seule…
Dans le météo à cette heure-ci, la aussi je ne me sens pas seule. Entre les meutes de touristes hispaniques qui hurlent aussi bien que les ritals et les autochtones qui vont bosser, on est content de la Clim dans les wagons.
Je sors à Canal st pour la correspondance pour Brooklyn et ne vois pas les panneaux de la ligne 2. Je commence à lire un papier sur les changements de la 2 et la 3 la nuit et le WE jusqu’à ce que je comprenne que vu que je ne suis pas à la bonne station, ça ne risque pas de marcher…  Et je reprends une rame pour sortir à Chambers st.

La criminalité à NY ?
Ben en général je ne sais pas mais dans le métro ils sont tous avec leur iPhone en train de pianoter (comme moi maintenant) lire des bouquins sur Kindle ou iPad et il y a même en face de moi une fille avec son Mac ouvert sur les genoux. Va faire ça à Paris, tiens…

Dans la série on fait pas tjs ce qu’on veut…
Me voilà en train de marcher dans Brooklyn , près des quais, en quand je tombe sur un boutique Jacques Torres, le faiseur de chocolat trop bien super bons recommandé dans tous les bons guides. J’ai pris un small et un petit bout de plaquette de choco aux amandes (mais quand je dis un petit bout, c’est vraiment ça). Six dollars, dont trois de plaquette. Ben je l’ai savouré et en plusieurs fois.

Je me suis perdue dans les ruelles après être passé au Super Heroe Shop (un magasin qui vent toutes sortes de choses délirantes au profit d’une association pour les enfants – et j’ai acheté qqch – je ne dis pas quoi, c’est un cadeau – mais si son destinataire lit ce blog, il se reconnaîtra), ce qui m’a permis d’admirer les décos d’Halloween encore en place après 15 jours (comme quoi, la criminalité…).

Et par deux fois des gens m’ont demandé leur chemin. Si j’avais un doute sur mon côté caméléon, je n’en ai plus…

Sinon, le Botanic Garden dans lequel j’avais projeté de faire un tour, je ne l’ai jamais trouvé. Je suis bien allée jusqu’à Prospect Park que je comptais traverser pour rejoindre le Botanic Garden, non sans avoir faire une sieste avant (j’en pouvais plus). Mais mon sens de l’orientation piteux comme la pluie ne m’ont pas permis de respecter ce planning : je suis ressortie presque en courant à peu près là où j’étais rentrée. Cela dit je ne me sentais pas bien dans ce parc. Sûrement que le type qui était derrière moi dans les passages isolés y était pour qqch. Surtout quand il a failli me marcher dessus, soit disant sans faire exprès. La bonne nouvelle, c’est que je n’étais pas loin de la « vie », donc il n’y avait pas risque réel, mais on a toujours les images de ces filles qu’un chien ou des enfants retrouvent dans un bosquet un beau jour… Brrr…

Mais cette tension m’a (un peu requinquée) et, quel hasard, le meilleur cheese cake de NY se trouvait à Brooklyn non loin de là où j’étais passée ce matin. Qu’a cela ne tienne, direction Junior’s.  C’était bon, mais c’était riche. Du coup c’était pas très bon… Ensuite, j’avais le choix : continuer dans un autre quartier de Brooklyn, Williamburg, ou aller me faire masser à Chinatown. Canal Street est à une station de métro sur la ligne Q, depuis Junior’s ? Ca alors… Moi je dis, il ne faut pas rejeter la volonté de l’Autre Là Haut quand elle se manifeste comme ça…

A Chinatown, l’avantage c’est qu’on n’a pas besoin de sourire, tellement ils ne sont pas accueillants. J’ai trouvé mon bonheur dans Lafayette St. après avoir regardé sur le net ce qu’il était possible de faire et quels étaient les meilleurs endroits (sur les massages, à l’étranger, même ici, je préfère baliser le terrain). Bon, ça n’avait pas le même nom que sur l’article, mais c’était à la même adresse. 1h de massage 55 dollars. Moitié dos, moitié pieds. Hormis le fait qu’elle m’a massé les pieds avec des gants (je ne sais pas trop comment le prendre), ça m’a bien délassé. Hormis le fait aussi qu’elle a utilisé un peu trop de camphre et que j’avais les jambes en feu. Ce qui est passé, après les quelques minutes de marche qui me séparaient du métro pour rentrer.

J’en ai profité pour négocier une besace chez des pakistanais (suis allée en Inde moi, alors les Paks de NY, y me font pas peur !).

Un mail, un blog, un film et au lit.

Le mystère de la chambre 323.

Posted: 16th novembre 2011 by olivia in Non classé

A mon étage, il y a un chambre étrange, habitée par un être non moins étrange. Le numéro en a été caché par une affiche mentionnant des cours de Tai chi, mais grâce à un incroyable esprit de déduction, vu qu’elle se trouve entre la 322 et la 324, je l’imagine être la 323.

A l’intérieur, première bizarerie : des tonnes de cartons, petits ou gros et un bordel innommable que même les deux vieillasses faiseuses de ménage de M6 n’oseraient toucher. Difficile de poser un pied dans les 10m². Deuxième bizarerie : l’occupant lui-même, une sorte de remix entre David Carradine et les fumeurs d’Opium dans Tintin et le Lotus Bleu. Est-ce que c’est un membre du staff ? Je ne suis pas sûre ? Est-ce que c’est un occupant au mois, voire à l’année (son bordel ne s’est pas accumulé en quelques jours, même si le shopping est un sport national ici). Toujours est-il qu’à l’heure du dîner, ca sent la saucisse chaude, le gras tiède et de vieux relents de Marijuana.

Je n’ose demander à la réception de m’éclairer sur ce phénomène.

Lundi 14.11 – Si ca continue, je sors les tongs…

Posted: 15th novembre 2011 by olivia in Non classé

Footing à Central Park avec mes nouvelles Adistar achetées à moitié prix chez Paragon Sport ? Fallait tester, quand même ! Bizarrement, ce matin, je me suis levée à 8h00. Ce qui est plutôt tard, comparé aux autres jours, mais peut-être me suis-je enfin acclimatée à l’heure locale et peut-être que la fatigue de marcher toute la journée y est pour quelque chose. Départ de l’AJ en courant, musique sur les oreilles, arrivée à CP avec « Aquarius » (Hair) dans les oreilles, tour du réservoir (comme dans les films) où je ne dépassais que les vieilles qui marchaient, tellement mon dernier footing remonte à loin, pause étirements à la sortie du parc et retour AJ. 45Mn, y’a pas de quoi être fier, mais se lever pour un footing à Central Park ou un footing à Colombes, y’a pas photo. Même sans Seb.

De retour àb l’AJ, j’ai pris ma douche et mes affaires, non sans avoir 38 fois ouvert et refermé les lockers parce que chaque fois j’oubliais un truc, et direction le SB pour un petit dej Wifi avant de repartir direction la high line.
Bon, si j’avais pas laissé ma carte de métro dans mon autre jean, j’aurais pu faire un direct à la station de métro. Et si en sortant à Houston Street je n’avais pas pris Houston dans le mauvais sens, j’aurais gagné 2km et une grosse demi-heure. Ca m’apprendra à ne pas vouloir jouer les touristes en sortant mon plan à la sortie du métro. Cela dit, je n’aurais peut-être pas non plus eu droit au compliment de la journée : la serveuse du café où je me suis arrêtée pour un coffee-to-go qui me demande : « Vous habitez dans le coin ? ».

J’ai donc trotté jusqu’au Pier 40, départ de la ballade sur l’Hudson River, jusqu’à ce que je me rende compte que la ballade sur la High Line et celle-là, ça n’avais rien à voir. Bon, l’une menait à l’autre, mais quand même.

( Minute météo ) Les températures, ça devient du grand n’importe quoi en journée : les joggeurs sur l’hudson River courraient torse nu et sans vraiment aller jusqu’à sortir les tongs, je vais sérieusement songer à changer de tatanes : soit acheter des baskets à la cool et à la pas trop cher, soit carrément mettre mes Adistar. Les bottes, c’est joli, c’est confortable, mais c’est trop chaud.

Cette parenthèse faite, c’est quoi donc la High Line ? Une ancienne ligne de chemin de fer en hauteur qui a été réaménagée en promenade avec de la verdure, des arbres, les rails laissés là parfois, des chaises jolies, des terrasses, des chaises longues, des bancs, bref, c’est super agréable et on voit NY d’un peu plus haut.

Jolies photos en perpsective.

A la fin de tous ces kilomètres, j’avais envie d’un cheese cake que je n’ai jamais trouvé dans le coin (mais cette idée est remise à plus tard) et je voulais me poser avant de monter à l’Empire State Building avant et après le coucher du soleil. Mais à part des starbucks ou des chili mexicains, y’avait rien qui aurait fait frémir les narines d’un Niko dans le quartier. Et Starbucks, ça va bien 5mn, surtout que c’est hors de prix.

J’ai donc mangé un pauvre pretzel (on ne dit pas bretzel ici) au catering de l’Empire où je suis arrivée assez tôt, vers 15h30, juste pour le cas où y’aurait là aussi deux heures de queue d’abord aux tickets puis aux ascenseurs. Du coup, j’étais laaaaaaaaarge.

Je suis arrivée à 102th étage quelques minutes plus tard et j’ai mitraillé sans vraiment savoir le rendu sur le petit écran. Puis j’ai attendu que le soleil soit couché. Moi qui trouvais que la nuit venait vite, j’en ai eu pour mon cliché. C’était long. C’était très long. Ca n’en finissait pas. Et là-haut, à part regarder, et prendre des photos, y’a rien à faire (ils pourraient mettre un bar avec des cheesecakes, par exemple, mais non. Pas un troquet, pas une mobylette. Nada. Alors tu regardes et tu prends autant de photos que possibles pour les 22$ que la vue coûte (ah oui, ça rigole pas, ici). On exposait du Modigliani ? Y’avait Bon Jovi en concert, là-haut ? Non, non, juste la vue sur NY. 22$. Ca fait cher la montée en ascenseur, quand on y réfléchit, quand même…

A la sortie, j’en pouvais plus, pour changer et je me suis dirigée vers Macy’s. Mais comme le shopping commence à me souler, j’ai laissé tomber. Et suis rentrée dans un Old Navy, sorte d’autre Gap local où j’ai fait pas mal de mes achats de Noël. Ca, c’est fait !!

En rentrant, je suis passée par la 110th chez D’Agostino pour acheter une salade et la caissière m’a demandé si j’avais une carte de fidélité. On dira que c’était l’habitude.

De retour à l’AJ, j’ai mis mon pyjama et suis descendue pianoter sur mon ordi, tout en regardant un film. Et y’a deux séances, dans le lobby : une pour les filles (Hanté par ses ex, avec J. Gardner & M. MCCocnomachin) puis une pour les garçons (Ghost Rider avec Nicolas Cage). En plus, on peut faire chauffer de la bougge : autant dire que maintenant que je sais ça, je vais me faire des dîners ici :)

Dimanche 13.11 – Que d’émotions…

Posted: 14th novembre 2011 by olivia in Non classé

En préambule, je voudrais poser la question suivante : POURQUOI a-t-on pris l’une des trois salles de bains du troisième étage pour un cimetière à brosses à dents ? Une qui meurt je veux bien, mais quatre ? D’autant qu’il y avait une poubelle dans ladite salle de bains. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’elles étaient là en attendant le lendemain matin le retour de leurs propriétaires. J’aurais pas laissé mon chien si j’en avais eu un dans le lavabo.

Bon, sinon, le programme du jour, c’était Messe Gospel à Harlem puis brunch puis balade sur la High Line pour éliminer le brunch. Ca, c’est ce qui était prévu. Mais je commence à comprendre qu’ici, entre ce qu’on prévoit et ce qu’on peut faire, y’a comme qui dirait un léger écart.

D’abord, j’avais prévu de partir à jeun vers 10h00. Pour une messe qui commençait à 10h45 à deux stations de métro, c’était plutôt bien jugé. Bon, comme j’étais réveilée à 6h43 et debout vers 7h20, olfactivement envahie par ma voisine qui avait décidé de remplacer une certain Frankie T dans le rôle du loup dans « La Grotte au Loup qui pète – le retour », je me suis bougée pour scruter deux mails dans le lobby (plutôt sympa pour le coup) à coup de café au lait à 1$. Bien vu.

Je suis partie à 9h00 et des brouettes, 2eme café au lait à la main, et arrivée au métro, j’ai vu que le prochain était 12Mn plus tard. Re-bien vu.

Arrivée à la sortie de la 116th, juste devant Colombia University, je suis partie à droite et non pas à gauche, non sans trouver ça bizzare. Tu m’étonnes, John, je n’étais pas à la bonne station de Métro : y’a deux stations 116th Street, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, et j’étais donc beaucoup plus loin que prévu de la Caan Baptist Church où j’avais décidé de renouer avec Dieu. Bon, ça m’a permis de traverser Columbia University puis un park et d’arriver près de Nicholas av. où j’ai suivi deux français qui demandaient leur chemin pour la Caan. En tchatchant avec un des doormen, on a eu eu traitement de faveur et nous sommes retrouvés au RDC avec les vrais fidèles plutôt qu’au baclon avec les touristes.

Et une message à Harlem, c’est du délire. D’abord, c’est long. (2h40, la blague). Ensuite, la partie « prêche » en elle-même doit durer quelque 30mn à la fin. Tout le reste, ce sont des introductions, des félicitations d’exploits personnels des ouailles, ou des remerciements de vétérans, voire de la levée de fonds pour acheter 500 dindes de Thanksgiving pour les familles pauvres, le tout en musique et je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a pris là, par là, entre le ventre le coeur et j’ai bien du laisser couler quelques larmes. J’en re-parlerai à mon psy. Il y a de la musique presque tout le temps. Tout le monde est libre de ses propres commentaires (qui vont de « amen » à « Alleluyah », en passant par « thank you Lord »). j’ai chanté, j’ai serré des mains, j’ai récité des prières (alors que je ne le fais pas enFrance), j’ai sorti des « god bless you » aux gens autour de moi et j’ai communié en tenant la main des gens autour de moi. Un truc de fou.

Sortant de là, j’avais la dalle encore plus en pente qu’une piste noire des 3 Vallées et on est allés chez Amy’s Ruth avec Stéphanie et Jean-Maurice, mes nouveaux amis Français, histoire de bruncher dans un fameux endroit que et le Routard et le Planet rercommandait plutôt chaudement. Sauf que pas de brunch là-bas. Et honnêtement, c’était pas terrible. JM a détesté son plat, mais il avait faim. Le burger de Steph avait l’air de sortir des poubelles de Mc Do et mes Waffles étaient honnêtes. Bon, on peut pas gagner à tous les coups.

 

Après, j’ai laissé les français balader dans Central Park et j’ai tracé sur Times Square pour y réserver éventuellement un HAIR annoncé au Al Hirschfeld Theater par le Planet. Sauf que au A.H. Theater il passait plutôt une saleté avec le héros d’Harry Potter que mon HAIR et j’étais dégoûtée. J’ai essayé de noyer mon chagrin dans une nouveauté starbucks, le Peppermint mocha. Heureusement pour moi, j’avais pris la plus petite taille : c’était digoulasse.

Sortant de là, j’ai voulu tente de choper des tickets à -40% pour Mamma Mia au TKTS Corner mais y’avait quoi ???? La Queue !!! Et là, j’ai dit non. Me demandant ce que j’allais faire ensuite, j’ai opté pour une séance de photos sur Times Square et ai tchatché avec Olex, un dentiste de Boston, originaire d’Ukraine. On a bu un verre de vin au Blue Fin jute à côté et c’était plutôt sympa. Bon, honnêtement, j’y suis allée sans trop savoir où je mettais les pieds, mais 1/ c’était à côté (bien 10 mètres*) et 2/ les américains, même ukrainiens d’origine, n’ont pas du tout la même approche des rencontres. Aussi, je me suis dit que au pire, il aurait perdu ½ heure et moi j’aurais fait un bout de discussion dans cette fin de journée.

On a du papoter un peu moins d’un heure, il m’a filé un calendrier 2012 de sa copine photographe (des vues de NY magnifiques) : j’avais pas perdu ma fin d’apm. J’ai tenté l’achat de fringues chez Aéropostale ensuite, qui fait des trucs plutôt sympas à la Abercrombie, sauf que j’ai définitivement plus l’âge / la morphologie pour leurs fringues.

La mort dans l’âme, j’ai pris le Métro pour la 103th et je suis passée chez Duane Read acheter des lingettes désinfectantes : je vais pas faire caca debout pendant 10 jours.

Fin de journée dans le loby à tailler le bout de gras avec celui dont j’ai failli partager la chambre. Et au dodo. Demain ? Footing à Central Park !

Enfin, si j’ai la foi … :-)

Cette journée s’annonce sous des auspices, comment dirais-je, pour le moins rocambolesques.
D’abord ce matin, j’ai remballe mes affaires âpres un petit dej gargantuesque au Jazz. J’ai mis mon beau jean d’hier et ma jolie veste (qui ne va pas tarder à se faire rebaptiser doudou) d’hier itou, j’ai pris mon sac sur mon dos en me rendant compte qu’il s’était un peu laissé allé niveau poids et suis arrivée sur Amsterdam av. pour faire mon check in. La fille ne me trouvant pas j’ai sorti ma résa pour lui montrer que son système merdait. T’as raison Gaston : c’est moi qui me suis trompée d’AJ. Bon l’autre n’était qu’à deux blocs de là, donc c’était pas bien grave mais dans la série débile, ça se pose la.

Arrivée à la Broadway hôtel and hostel, j’ai fait mon check in (ça marchait beaucoup mieux du coup) et suis montée à la 741, pour tomber sur…. un gars. La bonne blague. J’ai laissé mes affaires en plan et suis redescendue pour montrer ma resa en female dorm à la connasse de l’accueil. Que nenni : sur le  site où je suis allée, l’option non-mixte n’est pas dispo mais heureusement elle a pu me caser ailleurs. Je suis donc remontée prendre mes affaires, les confier au storage boy et jai pris le premier metro pour Manhattan sud, direction battery park et le ferry pour la statue.

La journée de la queue…
Et la ça s’arrange pas. En voyant le ferry au loin j’ai failli courir pour le choper jusqu’à ce que je me rende compte en m’approchant de la grande tente d’entrée que la queue était digne des plus grandes attractions de Disney au plus fort de l’été. Dire que j’ai failli courir… Et puis visiblement ça continuait dehors. Ah bis.Et pas qu’un peu : j’ai remonte la file « passagers munis de billets » jusqu’à sa racine : le guichet pour les tickets, lequel annonçait une attente d’une heure après l’achat des billets. Il fait beau, on est samedi. Je vous vois venir : je me la suis posée la question, de venir un autre jour et puis j’ai renoncé parce que si ça se trouve c’est le dernier jour de beau temps. Et si ça se trouve ça sera pas mieux lundi. Alors mieux vaut un tiens (1h au soleil) que deux tu l’auras (je sais pas quoi sous la pluie).
Maintenant que je suis dans la queue je lm demande cependant si le gars qui a fait l’annonce n’était pas un peu coiffeur ou de la famille du placeur du VYNL hier soir (5/10 mn d’attente, mais bien sur…). Parce que oui ça avance mais je doute n’en avoir que pour une heure…
Au final, j’ai pris le ferry de 13.30, apres avoir vu partir le 13.00, parce que les gars du contrôle sécurité netaient, comme d’habitude, pas super pressés. Ça m’a permis de rencontrer un couple de retraites de birmingham qui terminaient un périple d’un mois aux US et de plaignaient de ne pas pouvoir envoyer de textos. Comme eux et moi avions le même appareil, nous prendre en photo les uns les autres n’a pas été très dur. Ils étaient marrants. Le genre à être toujours en vadrouille et à de targuer davoir foule le sol de 76 pays. Moi qui fais des listes pour tout, je suis étonnée de n’avoir jamais fait le compte…
J’ai fait le tour de la statue avec mon audio guide qui m’a raconte en long en large et en travers (mais heureusement en français) combien la statue était le symbole de la liberté (sans blague) et combien les français étaient jaloux de leur liberté pour leur offrir ladite statue. Mais commeau bout d’un moment l’explication à l’américaine (on dirait qu’ils s’adressent à des débiles mentaux) ça finit pas soûler, j’ai décidé d’écourter et prendre le ferry pour Ellis Island, passage obligé des émigrants quand les frontières étaient encore ouvertes.
Et la, j’ai fait quoi ? Ben la queue. Debout. Dehors. Dans le vent mais au soleil. Définitivement sous la pluie c’aurait pas été possible. J’ai vu le 1455 partir et ai donc pris le 1525, au bout du rouleau, en me demandant si j’allais pas tracer direct à Manhattan tellement j’en pouvais plus. Mais je me suis retrouvée du courage et fait la visite audio guidée la aussi. Même ton. Même idée. Intéressant quand même. Disons que sans le discours, ca n’aurait eu aucun intérêt.
Sortie de là, j’ai fait quoi ? Ben la queue pour le ferry de 1640. Et elle était presque aussi longue que celle de ce matin. Je me suis même demandée si j’étais pas bonne pour le 1715 du coup. Mais non, jai réussi à rentrer et me poser par terre, parce que encore au bout du rouleau.
J’ai décidé de reprendre des forces dans un Starbucks, histoire d’accéder à internet et me mette à jour.  Puis âpres mon Michael écrémé sans crème fouettée j’ai voulu aller aux toilettes. Et la j’ai fait quoi ? Ben la queue, pardi. Et 10 minutes au bas mot.
Cela dit la pause sur fond de Cure m’avait requinquée et j’ai pu prendre le métro pour remonter à union square et le faire un magasin de sport histoire de pouvoir aller courir à central park lundi matin ou mardi matin. Si j’ai le courage… Encore que l’idée de faire un footing à central park est tellement énorme que je suis plutôt motivée. !
Bon pour la première fois de la journée je n’ai pas fait la queue. Ni pour essayer. Ni pour payer. Mazel tov. À noter que chez Paragon ils font tester les chaussures sur des tapis de course. C’est pas énorme ça ?
J’ai bien voulu acheter le sac à dos de mes rêves mais a 259$ j’ai dit « non ! ». D’abord parce que c’est très au dessus de mon budget et ensuite parce que si je tenais le con qui a dit que la rando ça coûtait que dalle, je lui ferais bouffer tous les tickets décathlon par le nez. Cela dit, en discutant avec le gars des sacs. j’ai eu le nom d’un magasin discount : REI dont je vais aller scruter de web the sooner the better !
Fin de la journée chez « prêt à manger », ou plutot « prêt a nettoyer » tellement on se serait cru aux toilettes de la défense un samedi soir de soldes. Cela dit la soupe et la salade etaient bonnes et j’ai prié pour que les cuisines ne Soient pas à la hauteur de la salle…

Départ  l’AJ ensuite, en essayant de ne pas me planter. Allez savoir ce qui m’y attend…