Dimanche 17 : Départ de Bali – début du périple
Dernier petit dej face à la mer et au port de Padang Bai, dernier sandwich aux oeufs et aux tomates avec un Bali coffee que je vais presque regretter (ah le marc au fond de la tasse qu’on recrache parce qu’on a oublié ou mal évalué la dose), et dernière bataille, je l’espère, contre mes fourmis qui se sont visiblement prises de passion pour mes chaussures de rando, maintenant sèches et dans lesquelles à part de la terre du Mont Rinjani ou éventuellement un reste de coquille d’oeuf séchée, je ne vois pas bien ce qu’elles peuvent y trouver de si savoureux…
Mon taxi ou plutôt mes taxis m’ont bien amenée à bon port, enfin à bon aéroport. Je dis mes taxis car à quelques encablures de Sanur, le chauffeur de ma voiture initiale m’a transférée dans une voiture officielle. Un de ces mic-macs comme je ne les aime guère car je préfère rouler avec ceux que j’ai payés, autant dire m’adresser au bon Dieu qu’à ses Saints. Connaissant mon relationnel légendaire avec les chauffeurs de taxi internationaux, tous pays confondus, j’ai mis les points sur les i dès le départ avec mon nouveau chauffeur, quitte à passer pour la mégère que je suis effectivement dans ce genre de cas : je ne paierai pas un kopek de plus.
La circulation ayant été beaucoup plus fluide que prévue, je me suis retrouvé à 9h20 du matin à l’aéroport pour un vol à 12.50 Dire que j’étais en avance relève de l’euphémisme. J’ai donc passé le contrôle de sécurité (qui a lieu à l’entrée de l’aéroport), ai cherché le comptoir d’enregistrement qui n’était bien évidemment pas ouvert (le personnel de Malaysian Airlines devait à peine envisager de sortir de son lit) et ai demandé à exceptionnellement ressortir, histoire d’aller traîner mes guêtres et mon gros sac à dos dans un bouge que j’avais aperçu depuis le taxi en arrivant. Un truc au logo vert et blanc qui répondait au doux nom de Starbucks Coffee. Sur le chemin, après avoir retiré suffisemment pour un café et un écusson, j’ai du avoir droit à 12 ou 13 « taxi miss » et autres « where do you go ? » (cette question commence d’ailleurs à me souler : de quoi je me mêle ?). J’ai eu exactement les mêmes au retour : j’en embaucherais pas un pour faire physio à l’entrée d’une boite !
J’ai à nouveau passé le contrôle de sécurité, re-déposé mon sac sur le tapis roulant, re-enlevé mon iphone de mes poches, re-mis mon sac sur mes épaules et suis allée m’enregistrer avant que le troupeau d’un voyage organisé n’arrive au comptoir. Munie de mes trois cartes d’embarquement, je suis montée au niveau des départ où un premier contrôle m’a demandé 150.000 Rs pour sortir du territoire en guise de taxes d’aéroport. Que je n’avais bien évidemment pas.
Je suis donc redescendue et ai cherché un ATM qui se trouvait… dehors. J’ai donc à nouveau retiré des sous, et suis repassée où ? Au contrôle de sécurité où j’ai re-re-posé mon sac et re-re-sorti mon iphone de mes poches. Je suis à nouveau passée au bureau du racket en règle et ai laissé 150.000 Rs au préposé à l’extorsion de fonds. J’ai enfin regagné le duty free et la salle d’embarquement.
14h20 – Salle d’embarquement – C’est pas gagné
Après plus d’une heure dans l’appareil, où la clim était visiblement en panne, nous avons été débarqués. J’ai commencé à bosser (sisi) et ai un peu tapé la discute à avec deux pompiers (marrant, ça…) pour remonter dans l’avion après avoir partagé mon petit paquet de Tim-Tam acheté au Duty Free avec mes écussons et mon t-shirt Bintang ( la bière locale).
Nous sommes arrivés à KL avec trois heures de retard, ce qui dans mon cas n’était pas trs grave, eu égard aux 5h de transfert qui étaient censés m’attendre. Pas comme ma voisine de droite dans l’avion, qui devait passer par Hong Kong avant d’arriver à NY (et peut-être encore ailleurs) avec des correspondances beaucoup plus courtes. Tellement courtes qu’on ne l’a jamais revue. Peut-être s’est-elle fait mettre sur un autre vol, ou a-t-elle été mangé ppar le gluon des toilettes ou la fièvre du duty free l’a-t-elle atteinte. Quoi qu’il en soit, j’avais deux places pour moi et de quoi mettre mes jambes en l’air : j’étais face au mur !
Abu Dhabi – Abu du rouleau
Six heures, c’était long. Cela dit, dans la mesure où la fille en niqqb / burka / je ne sais quoi est allée s’occuper de sa progéniture, j’ai eu deux fauteuils pour moi toute seule et à en juger par le dessèchement de mes lentilles qui resteraient aussi bien collées à mes pupilles qu’un arapède à son rocher, je pense que j’ai dormi.
Procession au Burger King (pas trouvé de cierge ici, c’est marrant, ça), pour un Whoper with cheese without bacon, pour le petit creux comme pour la gourmandise. Et je vais aller faire ma roumaine en salle d’embarquement, grâce à la couverture que j’ai chapardée à Etihad, puisque j’ai oublié mon cheich / paréo / couverture/ serviette de plage à l’hôtel avant de partir. Oui, ce lui que j’avais acheté en Inde. Au moins, il aura fini sur le même continent. Snif.
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Je crois que j’ai retrouvé mon sommeil. Eu égard au fait que c’est sûrement grâce au Zoloft (anti-dépresseur), je ne sais pas si c’est forcément une bonne nouvelle..
Départ pour la plage après un peu de lecture au petit dej et je pense avoir gagné l’award de l’oubli le plus débile (après celui de la crème solaire) : le livre, que j’avais bien préparé avant mon départ. C’aurait pu être pire : j’aurais pu aussi oublier mon stylo. Ou mon cahier. Non, ça, c’est pas possible. Grâce à deux ricaines installées à côté de moi à qui j’ai confié la garde de mon précieux paréo et de mon non moins précieux cahier, j’ai fait un aller-retour en 20mn chrono pour récupérer mon sésame vers le temps qui passe sans compter.
Journée pour le moins tranquille : après un traditionnel museli-fruit-yogourt-mise à jour de blog, j’ai fait une « tite sieste et suis allée ensuite sur l’autre plage, la grande, la loin, celle qui se mérite.
J’ai acheté un nouveau livre. Au rayon français, il sont assez peu nombreux et font peur : entre deux titres sur le développement personnel, quatorze histoires policières type SAS à la con et les pavés de 600 pages assez peu compatibles avec mon mode de transport, j’ai tranché par dépit pour un Harlen Coben, qui reste, paraît-il une valeur sûre.
Dîner au Topi Inn à compter mes dernières roupies pour ne pas avoir à en tirer : a priori, je pars sans plus un sou en poche !
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Après une bonne nuit (youhou) et un petit déj où j’ai défié la banana pancake qui me faisait pourtant de l’oeil pour en prendre une nature et liquidé la plaisanterie de biscuits TIM-TAM que m’avaient refourgués les deux glousseuses, je suis partie sur Blue Lagoon Beach où j’ai forcément, oublié ma crème.
Deux bains de mer plus tard, un effet sauna certain et une douche où il m’a fallu un certain temps pour comprendre que je devais demander à faire enclancher l’eau, je suis rentrée mettre mon blog à jour et papoter sur FB avec les trois zigues qui étaient tombés de leur lit pour se connecter à 7h du matin, heure de Paris.
Tout ça m’a épuisée, tant et si bien que je suis retournée finir mon bouquin et faire une sieste dans ma chambre.
Padang Bai est paisible. Il n’y a rien à faire quand on n’est pas plongeur, mais c’est vraiment un endroit agréable. Il y a pourtant les mêmes propositions de taxi, de transport, d’hélicoptère de moto, de sarongs, de massages, de souvenirs divers et variés. Les mêmes poules qui traversent la rue pour aller se dorer sur la plage, les mêmes chiens qui fouinent et vous regardent gentiment avec leurs grands yeux quand vous êtes attablé à un café. Le ferry part et revient. Les bateaux de plongeurs et de pêche en font de même et les fast boats, comme leur nom l’indiquent, arrivent en trombe.
J’avais deux missions aujourd’hui : remettre du crédit dans ma carte SIM pour passer un coup de fil boulot et booker un taxi pour l’aéroport. Eh bien je peux affirmer que je me suis aquittée de ces deux tâches avec brio. J’ai même (enfin !) oeuvré pour l’environnement : le supermarché à côté de l’hôtel propose de refill de bouteilles à 2000 Rs. Finies les bouteilles en plastique !
Dans le café où je suis actuellement, je pense que les deux allemands ont décidé de se laisser poussser les muscles (et le gras) pour avoir davantage de surface à tatouer. J’aurais bien aimé voir le jour où tout ça va joyeusement s’affaisser. C’est déjà pas bien joli-joli…
Fin de la soirée toute seule au Topi Inn. Je crois qu’en dehors de mon retour de trek, c’est la deuxième fois du séjour que je dîne seule…C’est pas possible d’être peinard 5mn, ici !!
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La bonne vieille nuit de merde, comme je les adore. Etait-ce le fait que je n’étais pas rassurée dans ce bungalow avec une immense baie vitrée où j’avais l’impression que tout le monde pouvait venir dézinguer la vitre depuis la plage (ce qui est vrai, dans la possibilité pure et dure), avec aucune confiance en mes voisins (locaux). Ou était-ce à cause des 347 ginger teas et lombok cafés que j’ai ingurgités dans la journée ? Quoi qu’il en soit, quand j’ai du m’endormir, la Mosquée et son Allah Wakbar à deux voix cette fois (dont au moins une de trop) m’a bien rappelé où j’étais.
Ce matin, je voulais tirer des sous, brouiller les pistes (tu parles!) en allant au supermarché derrière et revenir mais il était fermé : j’ai fait les qq mètres qui séparaient l’ATM de l’hôtel, ma main dans la poche sur la lacrymo.
J’ai failli prendre un petit dej comme je l’aurais souhaité, c’est à dire long : le picking pour le bateau avait lieu à 9.30 au lieu de 10.00 Une chance que tout soit préparé. Mun m’a dit : « mais il peut attendre ». Je lui ai répondu : « mais il va… ».
Le temps que je me débarrasse encore de ma colonie de fourmis (cette fois-ci, à part des vieux restes de papayes-poubelles indiennes du Kérala de janvier 2010 qui resteraient dans un repli, je ne vois pas ce qu’elles pouvaient chercher), que je fasse mon check-out, je suis montée dans une voiture pleine de francophones : 2 basques et deux québéquoises. Nous sommes montés à Lembar, le port d’embarquement, où nous avons attendu une petite heure. Non mais sinon, c’est bien le fast boat, c’est 1h30, mais avec 1h de transfert et 1h d’attente dans un endroit en travaux. Bon, on gagne toujours 2h, cela dit, mais quand meme…
Et qui était dans le fastboat, rempli à ras-bord comme un boat people à l’apogée de Pol-Pot ? Florian, qui revenait des Gili Islands pour aller à Sanur. En arrivant à Padang Bai, on s’est dit à la prochaine en Europe (2 fois par hasard en si peu de temps, quand même…) et j’ai débarqué avec mon gros sac, pour m’installer, après visite, au Padang Bai Billabong Inn, dans un bungalow face à la mer avec moustiquaire, salle de bains et petit dej pour …. 100.000 Rs : la classe à Dallas.
A ce prix là, l’eau est froide, certes. Mais c’est MON eau froide.
Petit tour dans PB pour aller à la plage après mon muesli-mise à jour de blog au Topi Inn et la 2eme plage de PB, elle se mérite. D’abord parce qu’on ne la trouve pas du premier coup, vu qu’elle n’est pas fléchée. En achetant du papier toilette (non inclus aussi dans la chambre) et une bouteille d’eau, j’ai demandé aux filles où c’était : derrière. J’en ai profité pour acheter un paquet de Tim Tam qu’elles planquaeint derrière leur comptoir. Et à leurs gloussements comme à l’état du paquet quand elle me l’ont tendu, j’en ai déduit qu’elle n’étaient que trop contentes d’avoir trouvé un pigeon à qui refourguer leur nanard.
Et d’aller à la plage. Qui se mérite, donc : je suis passée par le Padang Bai local, comprendre pauvre et sale. Une dame m’a indiqué la montée à prendre, laquelle montée hésitait entre le rocailleux et le rocher carrément, et dans laquelle deux vaches à l’air pas commode mangeaient dans les ordures. Pour le côté paradisiaque, on repassera. En haut de la montée, des bâtiments en construction depuis les années 30 donnent un air post-deuxième guerre mondiale au décor et annoncent une descente en lacets, sur un chemin de terre.
Mais en bas, là, c’est le paradis : une plage de sable fin, propre, avec une eau aussi limpide que le courant le permet, des petits warungs (restaurants), et suffisemment de place pour s’installer. Les locaux ne sont pas chiants, enfin pas trop. Comme quoi, les meilleurs endroits n’ont pas besoin de papier cadeau.
J’ai ouvert mon paquet de Tim-Tam et ma théorie du gloussement s’est avérée : ils avaient pour partie fondu et dataient des années Twist (ou bisextiles pour reprendre l’expression de Frankie) mais ça ne m’a pas empêchée d’en manger.
Au retour j’ai cherché en vain des épices. En parlant avec un commerçant, j’ai compris que la seule façon d’en avoir était d’aller au marché. Entre 5h00 et 8h00. Bon, c’est pas gagné.
Au retour, après une bonne douche j’ai entamé la discussion avec mes voisins hollandais qui cherchaient un trek au Rinjani et de fil en aiguille on a conitnué à discuter avec un finalandais qui passait par là. Nous sommes tous allés manger dans un warung vers la blue lagoon beach (l’autre plage), très bon, entre deux parties de cartes et deux discussions sur nos problèmes dans nos pays respectifs. Et il semblerait que celui de l’immigration 2ème génération soit quelque chose de largement partagé. Y-compris en Finlande où pourtant tout va bien…
Le miracle hier ? Il n’a pas plu une seule goutte !
Read MoreLes listes
(inspiré de ma mère, elle-même inspirée de mon livre de chevet de Charles Dantzig.)
Liste des trucs qui ne servent à rien et qu’une fois pour toutes il faut que j’arrête d’emporter :
- Des baskets : parce qu’il faut que j’arrête de croire que je vais avoir envie d’aller courir alors que je marche toute la journée et que j’ai un trek de malade à faire…
- Un joli chemisier : parce que ça ne va avec rien
- Mon aspi-venin : trop encombrant pour le trek, je l’ai laissé dans mon sac et en dehors du trek, j’en vois pas trop l’utilité !
- Un livre intello : sans commentaire.
Liste des idées à la con
- Clamer qu’on va contribuer à l’environnement en mettant des micropur dans l’eau locale dans ma gourde : je l’ai fait une fois.
- Réchauffer ses chaussettes humides autour d’une tasse de thé et les mettre aux pieds en espérant qu’elles sèchent.
- Donner une deuxième chance à une endroit : la première impression est généralement la bonne. Cf Senggigi.
Liste des choses qu’il ne faut pas prévoir plus tard mais faire dès qu’on le peut :
- aller à la plage : le soleil, c’est lui qui décide, alors autant en profiter quand il est là
- se laver les cheveux : parce qu’on n’est pas à l’abri de tomber sur un hôtel sans eau chaude, voire sans salle de bains, voire sans salle de bains ET sans eau chaude (cf Topi Inn à Padang Bai)
- des achats précis : je ne suis plus retombée sur du safran depuis que j’en ai vu (et donc pas acheté) à Ubud, pensant en trouver plus tard.
- Retirer des sous quand un ATM fonctionne
Listes des choses saugrenues
- deux chèvres qui entrent dans un café, mangent un bout de plante et s’en vont. (Senggigi)
- des fourmis attirées par du Nurofen
- de l’eau de toilette de marque PUCELLE au supermarché
- une fondue au fromage avec salade et pain, au menu du Topi Inn
Super Ballot #5 : Olivia et le fruits – suite et fin.
Parce que je vous affection toute particulière au fruit qui reste à mûrir, voire à pourrir dans un sac en plastique, je n’a pas vraiment échappé à la règle d’acheter deux mangues pas mûres à Ubud. J’en ai mangé une, tellement verte qu’elle était blanche, au temple de Besikih avec mon splendide couteau Smith & Wesson de chez USMC (ah, je l’ai déjà dit ? C’est parce que je veux frimer avec mon couteau, moi…) et j’ai gardé l’autre. Vu son état de maturité, elle n’était pas près de mourir putréfiée prématurément comme tous les fruits que j’ai pu garder sous blister jusqu’à présent.
Je l’ai aussi laissé dans la partie basse de mon sac pour le trek.
Ce matin, à Senggigi, après ma VRAIE nuit de bébé, je me lève tranquillement et vois une colonie de fourmis sur le mur qui descendait vers où ? Vers mon sac. Ah ? J’ai regardé où ? Ah, vers la mangue, pourtant pas du tout en train de rejoindre ses copines au panthéon des fruits.
Bienvenue à Lombok ! Moi qui voulais ranger mes affaires et totu mettre au carré, merci les fourmis de m’y obliger !!
Au moment où jécris, je pense cependant au paquet de cookies que j’ai laissé sur la table de nuit et un sérieux doute commence à me traverser l’esprit…
Read MoreMercredi 13 : une journée à Senggigi, Lombok
Nuit PAR-FAITE jusqu’à 8h30 ce matin où j’ai dormi comme un bébé. Ca faisait bien 4 mois que ça ne m’était pas arrivé…
Réveil avec la LAUNDRY à préparer et les fringues qui font tomber les poils du nez tellement elles empestent. C’est plus Barnum ni Pinder, là, c’est tous les animaux morts de tous les cirques en cours de putréfaction !!!
Petit dej sur la terrasse au soleil, à la Florian : les oeufs brouillés en sandwich dans le pain. Sauf que moi je n’étale pas une plaquette de beurre entière par toast (pour un médecin, le cholestérol il ne sait pas vraiment ce que c’est, j’ai l’impression…).
Mun, le taulier, m’a réservé mon billet pour demain. Je devrais être à Padang Bai en une heure. Honnêtement, ça m’étonne un peu, mais bon…
Je n’ai pas le temps de monter à Amed ou Lovina : je resterai à Padang Bai à profiter de la plage et/ou faire deux-trois visites si c’est possible, écrire, bouquiner, bosser un peu et profiter de ces derniers jours : samedi, je repars pour Denpasar à 16h30 et dimanche matin, j’ai mon vol.
Vers midi, je suis partie en direction d’un café pour mettre tout à jour : le blog, les photos, facebook et tout le toutim.
Je suis tombée sur Julien, un suisse romand qui se tâtait pour le trek : j’ai achevé de le convaincre de le faire ! J’ai du passer cinq heures sur mon PC à tout mettre en ordre. Bon, d’accord, j’ai pas mal papoté avec Julien qui est parti, revenu, reparti, re-revenu…
Vers 18h00, on a quand même décidé de faire qqch d’un peu intéressant de la journée : on est partis se faire masser. J’ai du demander à la fille de descendre d’un cran dans les pressions : mes deux courbatures de jambes me faisaient hurler.
Dîner avec Julien dans un des restos, que nous avons choisis par dépit : aucun, mais alors aucun ne nous inspirait. Ni sur les menus (pourtant tous les mêmes), ni sur les décos, ni sur les gens dedans ni sur les rabatteurs dehors. Lui n’aime pas cet endroit et j’avoue ne pas être fan non plus. Il n’y a rien à faire. Pas moins qu’à Padang Bai, cela dit, mais ce n’est pas la même ambiance du tout : d’abord la rue principale est derrière les hôtels qui eux sont en bord de mer et du coup ça change toute l’ambiance. On m’a demandé je ne sais combien de fois si j’avais un boyfriend (sous entendu que si ce n’était pas le cas, vu mon âge, j’étais forcément une traînée). Les gens ne sont pas très agréables : comme à Bali ils proposent, mais on a l’impression qu’ils sont agressifs quand on refuse.
En sortant du resto après ma Ceasar qui ne ressemblait à rien et un verre de vin qui tenait davantage du jus de raisin que du vin, j’ai voulu tirer des sous, mais je n’ai pas du tout senti les 100m qui séparaient de l’ATM de l’hôtel et qui étaient un peu dans le noir. C’est sûrement idiot.
En rentrant, j’ai mis ma lacrymo sous l’oreiller ainsi que mes papiers, mes sous et ma CB : y’a des regards qui commencent à me gonfler !
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